Eh! Bonhomme! Voici une autre des belles histoires du Capitaine Bonhomme.


Un jour, je me trouvais au beau milieu de l’océan autochtone, l’océan Indien

Je revenais d’une expédition en Malaisie où j’avais eu des malaises-y fallait s’y attendre.

Je m’étais arrêté à Bornéo borné au nord par les Malaises.

J’avais fait un crochet aux îles Salomon pour assister à son fameux jugement.

En passant par Sumatra et Djakarta, des parents de Kama-Sutra, à bord de ma chaloupe Verchères de cinquante mètres à bord, après avoir habilement contourné un champ de mine de rien, la vigie dans son nid d’oiseau de malheur cria :« Pirates à bâbord de l’eau!»

Venu de quelque port, parce que ça ne se pouvait pas qu’il vienne de nul port, le pirate Paquet Beau m’attaqua sauvagement (dans l’océan Indien).

Il s’appelait Paquet Beau parce que il était beau la Paquet et qu’il avait un beau paquet de cigarettes de contrebande indien’.

Il était tellement beau que c’est en son honneur que les beaux navires de croisières ont été nommés « Paquet beau! »

Il était beau la Paquet, debout sur le pont-levis de la traverse de Lévis, la traverse de « Levis » qui conduit à l’usine de jeans made in Taiwan où tu dois faire attention pour ne pas te faire Taipei.

Après un combat naval…je dirais même je dirais plus, après plusieurs combats navaux qui durèrent…ah! Plus que ça, parce que je recevais en secret des provisions du casse-croûte de la Place des Aînés, je fus fait prisonnier.

Après qu’il m’eut dépouillé de ma carte de membre et de ma plume à bille souvenir à une piastre de la Place de Aînés, le pirate, qui avait le paquet en Maboule, m’attacha un Mack-poulet de canon Kentucky aux pieds et comme l’eau était précieuse à bord, au lieu de s’en laver les mains, il s’en lécha les doigts.

Et avec le poulet de canon aux pieds, il me précipita au fond de la mer Égée. Et j’ai bien failli me noyer. J’ai évité la noyade en buvant toute la mer.

Pour ceux qui douteraient de ma capacité, c’est en marchant que je me suis rendu à la plus proche toilette pour faire pipi. Et, les fosses septiques, sceptiques, seront confondus!

 

Par Paul Beaulieu

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Texte libre

Testament de Charlemagne.

Ce texte s'adresse à tous les amoureux des animaux.

Spécialement à ceux qui ont perdu un ami fidèle
et à tous ceux qui un jour ou l'autre savent qu'ils
devront se séparer de leur ami à 4 pattes.

À mon maître, à ma maîtresse :

Le fardeau de mes ans et de mes infirmités me pèse lourdement, et je sais ma fin prochaine. C'est pourquoi moi, Charlemagne, (communément appelé Charlot par mes parents, amis et connaissances), dépose en secret dans l'âme de mes deux grands amis, mon maître et ma maîtresse, mon testament.

J'ai peu de biens matériels à léguer. Les chiens sont plus sages que les hommes. Ils n'attachent pas grand prix aux choses de la terre. Je n'ai aucun bien précieux à transmettre, si ce n'est mon affection et ma fidélité. Je les lègue à tous ceux qui m'ont aimé; qui je le sais, me regretteront le plus, à mes maîtres qui ont été si bons pour moi. Peut-être ai-je tort de m'enorgueillir, mais j'ai toujours été un chien extrêmement affectueux.

Je demande à mes maîtres de toujours se souvenir de moi, mais de ne pas me pleurer trop longtemps. Au cours de mon existence, j'ai essayé de les réconforter dans la peine et de leur apporter un surcroît de joie dans le bonheur. Il m'est pénible de penser que, même dans la mort, je pourrais leur causer du chagrin. Je les prie de ne pas oublier qu'à leur tendresse et à leur sollicitude je dois d'avoir été le plus heureux des chiens.

Mais maintenant me voici devenu pratiquement aveugle, sourd et j'ai de très gros problèmes de dentition m'empêchant de manger; ainsi ma fierté a fait place à une humiliation qui me déroute. Je sens que la vie me reproche d'avoir trop longtemps prolongé la fête. Je dois faire mes adieux avant de devenir un poids insupportable pour moi et pour ceux qui m'ont donné leur affection. Il me sera douloureux de les quitter, mais pas de mourir.

Contrairement aux hommes les chiens ne redoutent pas la mort. Que se passe-t-il après? Nul ne le sait. En tout cas, je suis au moins sûr de trouver la paix et un long repos pour mon vieux cœur las, ma vieille tête, mes vieux membres ainsi qu'un sommeil éternel dans cette terre que j'ai tant aimée. Il est un dernier vœu que je formule en toute sincérité. J'ai entendu ma maîtresse, dire: "Quand Charlemagne mourra, nous n'aurons jamais plus de chien. Je l'aime tellement que je ne pourrai plus en aimer un autre." Maintenant pour l'amour de moi, je lui demande de revenir sur sa décision. Ce serait un bien piètre tribut à ma mémoire que de ne jamais plus avoir de chien. Je voudrais tant garder le sentiment que, maintenant que j'ai fait partie de la famille, il lui est désormais impossible de vivre sans la compagnie du meilleur ami de l'homme! Je n'ai jamais été exclusif ni jaloux. J'ai toujours soutenu que la plupart de mes congénères sont bons (même ma co-locataire, la chatte, à qui j'ai quelques fois autorisé à partager  mon lit avec moi. J'ai toléré son amitié dans un esprit de générosité et, dans mes rares moments de sentimentalité, je lui ai même rendu un peu la pareille).

Aussi je conseille à ma maîtresse de choisir un autre chien à son goût pour me succéder. Il pourra difficilement être aussi bien élevé, aussi poli, aussi distingué et aussi beau que je fus dans ma jeunesse. Mais, je suis sûr qu'il fera de son mieux et aussi que ses défauts inévitables contribueront, par contraste, à perpétuer mon souvenir. Je lui lègue mon collier, ma laisse, mon lit, ma gamelle et mon panier.

Un dernier mot à mes maîtres. Chaque fois que vous penserez à moi : dites-vous avec regret, mais aussi avec bonheur, en vous rappelant ma longue vie à vos côtés : "Charlemagne était un être qui nous aimait et que nous aimions." Si profond que soit mon sommeil, je vous entendrai, et tout le pouvoir de la mort n'empêchera pas mon âme de chien d'agiter la queue avec reconnaissance.

Charlemagne

Votre chien fidèle qui veillera toujours sur vous.

Adaptation française d'un texte écrit par le dramaturge américain Eugene O'Neil à la mort de son chien en 1940. Vous pouvez le trouver en librairie sous le titre "The Last Will and Testament of An Extremely Distinguished Dog".

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